Thomas, 35 ans

Entrer en traitement, c’est comme monter sur un ring sans savoir combien de rounds vont durer. Les premières semaines sont les plus dures : le corps se rebiffe, l’esprit cherche une porte de sortie. J’ai dû apprendre la patience, une vertu que je n’avais pas. Chaque injection, chaque comprimé est devenu un allié, même quand les effets secondaires me clouaient au lit. Ce qui ne figure pas dans les notices médicales, c’est la solidarité dans les salles d’attente, les regards échangés avec ceux qui traversent la même tempête. Le traitement modifie vos cellules, mais il modifie aussi votre vision des priorités. Je suis plus fort aujourd’hui qu’avant de commencer.